Copenhague vs élevage.
Publié le 10 décembre 2009
Le sommet de Copenhague commençant aujourd’hui, les questions environnementales ont un échos particulièrement important dans l’actualité récente.
Ainsi, il y a quelques jours, Paul Mc Cartney refaisait la Une (pas pour une chanson) avec sa proposition de boycotter la viande une fois par semaine. Franchement, pas de soucis, même moi, un « viandard », m’abstiens de viande en général le Vendredi, par habitude (et ça me mets en état de manque pour le Samedi et le Dimanche
)
Par contre, j’ai vu ici ou là des encouragements à ne plus manger de viande pendant tout le sommet, et surtout ressortir la diatribe habituelle sur les méfaits de l’agriculture et de l’élevage en matière d’environnement.
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai de plus en plus de mal à trier les informations, à me faire une opinion sur de nombreux sujets. Le vaccin contre la grippe A, Clearstream, etc… Nous sommes abreuvés d’informations contradictoires, débitées avec forte conviction, appuyées par des médias et lobbys puissants. Je ne sais plus.
Pour en revenir à nos moutons, ou plus précisément nos vaches, j’ai trouvé les présentations des intervenants au sommet de l’élevage qui se tenait récemment en France et qui avait pour sujet principal l’environnement. Pour y accéder, cliquez ici.
Le constat qu’ils dressent est moins noir que celui qui ressort des chiffres publiés fréquemment. Une raison principale, le mode d’élevage français est en bonne partie « traditionnel », c’est à dire avec des animaux qui vivent une partie de l’année dans les prés. Et ces prairies s’avèrent être des puits de carbone appréciable et sources de biodiversité (insectes, oiseaux, rongeurs…).
Le défi pour notre filière est de réussir à contrer la machine médiatique qui se fie aux rapports alarmistes d’ONG anglo-saxonnes ayant comme modèle de calcul les exploitations sud-américaines.
Le modèle français et européen en terme d’agriculture et d’élevage est donc plutôt à défendre qu’à détruire pour sauver notre planète. Nous avons su nous opposer au reste de la terre sur bien des sujets (Irak, OGM, …) saurons-nous nous battre une nouvelle fois?
Ces derniers jours ont été publié des articles allant dans ce sens, ici et là par exemple. Même le Directeur Général de la FAO, dont les rapports sont pourtant repris par anti-viandes pour étayer leur démonstration, est assez pragmatique et se rapproche des positions de la profession, à lire ici.
Ma crainte est que comme souvent, le bon sens et la bonne foi ne fassent pas le poids face au spectaculaire. C’est probablement difficile à créer pour notre profession qui n’est pas très « sexy », mais une communication « spectacle » permettrait de mieux exposer nos arguments.
Qui a une idée?
Peut-être un concours avec le support d’une plateforme virale type Facebook ou Youtube? A suivre…
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