Le Boeuf Wagyu

Steack Wagyu

Steack

J‘ai fait la connaissance du Wagyu il y a maintenant presque 6 ans, j’avais rédigé à l’époque un billet qui est resté longtemps le plus lu de ce blog ( j’admets que ce n’est pas un critère exceptionnel).

Depuis ce temps, le Wagyu s’est fortement développé en France et il est désormais plus simple de s’en procurer.

Voici une sélection de sites où vous pourrez vous en procurer:

Archibald Gourmet sur e-delices:
Déjà en 2009, Archibal gourmet proposait du boeuf Wagyu. Une référence au catalogue, une côte de boeuf d’origine Chili. Sur commande. Pas d’infos sur le délais de disponibilité (long?). 195 €/kilo pour une pièce d’environ 1.1 kilo.

Lesage Prestige:
Grossiste en viande du Nord de la France, Lesage a récemment mis en ligne une boutique destinée au grand public. Ils proposent 4 références de Wagyu, origine australie: de l’entrecôte, de la bavette, du filet et de la picanha, pour des prix allant de 100 € (picanha) à plus de 200 € (le filet). Le plus grand choix à l’heure actuelle.

Maison Lascours:
Boucher depuis 1922 en région toulousaine, la Maison Lascours propose la vente sur internet. Ici aussi 4 références, mais dans deux morceaux: le filet et le Faux Filet, d’origine Chili. Au prix unique de 180 € le kilo.

Carré de Boeuf:
Une seule réfernce, une entrecôte origine Australie à 345 € du kilo!!! Sérieusement?

Ferme Miyabi, éleveur de Wagyu en Bretagne

Ferme Miyabi, éleveur de Wagyu en Bretagne

J’ai aussi découvert un éleveur breton qui élève des boeufs Wagyu en France, et propose de la vente en directe de son élevage, la ferme Miyabi Gyu . J’ai fait une demande d’information et mettrai à jour ce billet alors. A voir en attendant une présentation de leur exploitation sur UniversBoucherie.

Pour finir, les artisans bouchers, renommés ou non, sont également de plus en plus nombreux à en proposer de manière occasionnelle.
Si vous avez des adresses, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

 

 

 

 

Steak (R)évolution – le mondovino de la viande?

Steak Révolution est un documentaire réalisé par Franck Ribière, qui sortira dans certaines salles le 5 Novembre. Le menu est alléchant: à la recherche des meilleures viande du Monde. Le réalisateur fait lui même le parallèle avec Mondovino, le documentaire sur le vin qui était sorti il y a quelques années et qui m’avait enchanté. Avec Yves Marie Le Bourdonnec en guest star.

Personnellement je trouve qu’il y a énormément de similitudes entre le vin et la viande de . On est sensé en consommer moins pour préserver nos artères, et il y a une conception « anglo-saxonne » du produit (une viande de bonne qualité, standardisée ( à la manière d’un cabernet argentin)) et de l’autre une approche plus romantique, française,  avec des trésors bien cachés (et qui peuvent sans problèmes se comparer aux meilleurs) mais aussi de nombreuses déceptions.

Je suis impatient de le voir.

Question subsidiaire: quelle race le bovin sur l’affiche?

Fabriquer des steaks avec une imprimante 3D?

modern_meadowIl n’y a pas de hasard paraît-il! Hier dans le reportage sur France 5, le steack-haché in-vitro était abordé, et ce matin je trouve un article sur une start-up californienne qui se targue de développer une imprimante à viande.

Même si de prime abord cela peut sembler complètement farfelu, il semblerait que cela ne soit pas complètement de la science fiction.

Avec les méthodes traditionnelles d’élevage, pour produire un steak de 110 grammes, il faut 3kg de céréales, 7 mètres carrés de terrain où les faire pousser, 200 litres d’eau, 300kWh d’énergie et l’équivalent de 6kg de CO2 dégagés. La croissance de la population ainsi que celle des classes moyennes fait exploser la consommation de viande et puisent d’autant dans les ressources de la planète. D’où l’intérêt de protéines animales de bonne qualité fabriquées selon des méthodes alternatives, d’après Modern Meadow. Qui se targue de nécessiter 99% de terrain en moins, 96% d’eau en moins et 45% d’énergie en moins, de produire 96% de gaz à effet de serre en moins, d’éviter tout risque de maladie animale et de ne faire mal à aucun animal. Bref, une alternative sûre, durable, économique et éthique à l’élevage industriel. Et une possibilité de disposer de viande dans les régions inhospitalières de la planète… comme dans l’espace.

 

Originellement vu sur: www.journaldunet.com

Le steak haché sur le grill – France 5 en replay

Steack hahcé sur France 5

sur France 5

Le steak haché représente 25% de la consommation de viande de en France. Chaque année, les Français en mangent 42 en moyenne. Pour les industriels, c’est un aliment stratégique qui permet de rentabiliser des carcasses plus ou moins qualitatives. Eclaboussé par des scandales alimentaires, le steak haché suscite aussi la méfiance. Il est pourtant l’un des aliments les plus contrôlés en France. Mais avec des prix qui varient de 5 à 20 euros le kilo, il n’est pas rare de manger autre chose que de la viande de boeuf. Des ingrédients comme la fibre de bambou sont utilisés pour développer des recettes moins onéreuses.

A voir en Replay sur pluzz.fr.

Rien de neuf sur notre bonne terre, mais c’est bien de le répéter: C’est meilleur quand c’est bien fait, mais c’est fréquemment plus cher… (quoique…). Avec un petit topo sur la viande in-vitro.

Globalement bien fait, de l’information, pas de sensationnalisme, .

Originellement vu sur: pluzz.francetv.fr

Courtcircuit: Une idée qui grandit

Dans son édition de la semaine dernière, LSA consacrait quelques pages aux circuits de ventes alimentaires « alternatifs »: amap, ventes directes des producteurs… Ces circuits apparaissent aujourd’hui plus dynamiques que la grande distribution sur des produits comme les fruits et légumes, les produits laitiers ou la viande.

La grande distribution commence à s’intéresser à ce phénomène et lance localement quelques initiatives de mise en valeur de petits producteurs locaux. Mais le fossé est encore grand entre les préoccupations des acheteurs des magasins ou centrales et celles des fournisseurs. Et ces derniers ont une bien mauvaise image des premiers.

L‘article est disponible ici (pour les abonnés au magazine). Un autre (plus ancien) sur le même sujet est en libre accès.

Le prix ne semble pas être la motivation pour les consommateurs de ces produits. Ils cherchent à donner un sens à leurs achats, sens social et environnemental mais aussi le goût de l’authentique, du traditionnel. C’est le commerce équitable local.

J’avais déjà participé à une initiative d’un centre Leclerc de la région Nancéenne au mois d’Octobre qui avait organisé un mini salon de l’agriculture dans son magasin avec des producteurs locaux. J’accompagnais un éleveur bovin rencontré à cet effet.

gaec de la source

Je continue mon chemin dans cette filière courte et serait le week-end prochain au Cora de Toul pour y vendre deux bovins issus de cette exploitation.

Le problème est qu’en l’état ce n’est pas viable.

  • Pour l’éleveur, le prix payé est à peine supérieur à celui qu’il aurait reçu d’un marchand de bestiaux. Mais l’investissement en temps est largement supérieur. C’est supportable pour une opération, mais pas de manière répétitive.
  • Pour moi, le vendeur, l’investissement en temps par rapport au résultat est très mauvais. Il est vrai aussi que les premières ventes sont plus chronophages que les suivantes, mais un élevage comme celui avec lequel je travaille ne peut fournir un volume suffisant pour que ce commerce devienne rentable en l’état.
  • Le magasin, lui, surpaye la marchandise du fait des coûts fixes élevés de la transformation de la viande eu égard au petit volume (transport, abattage, transformation…). Les circuits industriels ont tellement massifié les approvisionnement que le circuit court n’est pas compétitif. La différence se situe aujourd’hui pour dans notre cas entre 5 et 10 %.
  • Le client final devrait être content, il paiera sa viande le même prix que d’habitude, saura d’où elle provient et la qualité sera très certainement au rendez-vous (je prends des précautions, avec la viande on n’est jamais sûr à 100%)

Pour pouvoir pérenniser ces actions, il faut que le consommateur accepte de payer plus (rapporté à une barquette de viande, la différence ne sera pas forcément importante). Le consommateur « type » circuit court ne semble pas trop sensible à l’aspect prix, mais aura-t-il le même sentiment de confiance en grande distribution?

Mais surtout, à l’heure où le prix est l’argument de vente massue des distributeurs et où leur marges sont sous pression, il faut que les responsables de rayon acceptent d’augmenter les prix lors de ces opérations ou de diminuer fortement leurs marges (ce qu’ils savent très bien faire sur d’autres opérations promotionnelles).

A moins de changer la manière dont est vendue cette viande dans le magasin lors de ces opérations. En gros colis, comme la vente directe?

Et vous, qu’en pensez-vous?

La filière viande face au défi environnemental.

Je me rappelle un mail amusant reçu il y a quelques années et qui se moquait de Microsoft en imaginant comment seraient nos voitures si le géant des logiciels en était le constructeur.

Je vais m’essayer à la même analogie entre les industriels de la viande et les constructeurs automobiles, en comparant leurs réactions par rapport aux défis environnementaux. Je ne crois pas que ce sera aussi distrayant.

Tout d’abord, on ne peut pas considérer le véhicule automobile comme un moyen de transport écologiquement correct, sa part dans les émissions globales de CO2 doit être du même ordre que l’élevage qui est tant décrié à l’heure actuelle.

Le secteur automobile a connu les affres des écologistes il y a quelques années, rappelez-vous les 4×4 dont on crevait les pneus, les appels à la grève de la voiture, les menaces de taxation, péages, etc… S’y ajoutait à l’époque la mise en place d’un sévère politique de répression des excès de vitesse et autres infractions.

Au tout début, quelques représentants des constructeurs et de leur syndicat professionnel s’arque-boutait sur une défense rigide de leur métiers, les emplois induits, le poids économique, etc… En clair, ils demandaient qu’on les laisse continuer comme avant.

Mais les départements marketing des constructeurs ont très vite trouvé bien meilleure réponse. Aidés des ingénieurs, ils ont répondu aux appels des clients en imaginant puis commercialisant des produits adaptés aux nouvelles contraintes. Ils ne nous ont pas dit que les avions eux aussi n’étaient pas bons, où que les voitures américaines étaient seuls responsables de x% des émissions totales. Non! Ils ont vendu les produits adaptés.

Aujourd’hui, personne ne s’étonne que les constructeurs profitent du sommet de Copenhague pour mettre en avant leurs nouveaux modèles, leurs technologies vertes. Ils ne sont plus critiqués par l’opinion, mais presque encensés!

Nous devrions dans notre filière, s’inspirer de leur réaction.

Au lieu de pleurer sur nos malheurs, l’injustice des journalistes vis à vis de notre filière, remontons nous les manches, et lançons les produits que le consommateur-citoyen exige de nous. Les gens aiment leur voiture, mais ils aiment aussi la viande, il suffit de lire les commentaires des articles parus sur internet qui traite de ce problème pour apprécier la côte d’amour qu’ont nos produits.

Encourageons les productions les plus respectueuses, communiquons sur les initiatives qui permettront de réduire nos émissions. Si un porte parole avait pu profiter du sommet pour annoncer que les éleveurs avaient eux aussi la volonté de réduire de x% les émissions, mis en avant des probables solutions pour amoindrir notre impact (lire à ce sujet cet exemple) . Paul Mc Cartney pouvait aller se rhabiller.

Nous ne devons pas penser que nous passerons à côté de ce problème global (le réchauffement et les émissions de gaz à effets de serre). Cela préoccupe nos clients, donc cela doit nous préoccuper. Nous y serons forcément confronter, alors autant prendre le taureau par les cornes au lieu de faire l’autruche.

A suivre…

La viande communique: La Kitchen Music

J‘ai appris le lancement d’un « enième » site institutionnel sur la viande par le CIV. Si vous lisez mes autres billets sur le sujet, vous vous apercevrez que je suis pas souvent emballé par leur réalisation.

C‘est donc avec appréhension que j’ai visité ce site hier. Je m’attendais au pire vu les promesses du communiqué: cuisinez la viande avec style! La viande, la musique, la branchitude… Le pari est osé.

lakitchenmusic

Et bien j’ai été agréablement surpris. Si je fouille je trouverai des choses à redire mais j’ai vraiment apprécié.

J‘aime la bande son (mais suis-je bien placé?) et surtout l’outil de recherche de recettes multi-critères (occasion, budget, humeur, style…) et visuel. C’est vraiment très bien pensé et réalisé, graphiquement et techniquement.  Je ne connaissais pas la vedette du site « Abdel Alaoui » mais une rapide recherche sur Google m’a convaincu du choix.

Les recettes sont disponibles sous forme de PDF imprimable ou de fichier Audio. J’accroche pas trop sur la pertinence du format audio pour une recette, mais la réalisation est bonne, on a l’impression d’écouter deux copains dans leur cuisine avec en prime de la musique.

Les titres des recettes sont « cartoon », par exemple:  Feliz cochono chicanto croustillanto ou saveurs des îles pour rognons des villes. Il y a une centaine de recettes disponibles assez variées. Pas de recettes d’agneau pour le moment.

Globalement donc un bon site, les recettes sont abordables et contemporaines, un bon coup de jeune pour l’image de la viande, c’était le but recherché. A suivre donc pour voir comment cela évoluera.

Et vous qu’en pensez-vous?

Le site: La Kitchen Music.